Lecture et résilience

Suite aux ateliers sur la résilience organisés par le service social d’Eqla et Jean-Luc Pening, coach professionnel, nous vous proposons de lire les textes écrits par les participants de la première édition : 

Rebondir (lien vers les textes) 

Retrouvez également quelques romans sur le thème de la résilience, proposés lors de l’animation bibliothèque du 21 février dernier, faisant suite aux ateliers de cette année à Gilly :  

–        « Un merveilleux malheur » de Boris Cyrulnik (Daisy et braille)  » On s’est toujours émerveillé devant ces enfants qui ont su triompher d’épreuves immenses et se faire une vie d’homme, malgré tout. Le malheur n’est jamais pur, pas plus que le bonheur. Un mot permet d’organiser notre manière de comprendre le mystère de ceux qui s’en sont sortis. C’est celui de résilience, qui désigne la capacité à réussir, à vivre, à se développer en dépit de l’adversité. En comprenant cela, nous changerons notre regard sur le malheur et, malgré la souffrance, nous chercherons la merveille. »

 –         « De Blanche-Neige à Harry Potter. Des histoires pour rebondir » de Bruno Humbeeck (Daisy)A travers l’analyse des contes de fées, sous la forme de dialogues vrais avec de jeunes ados de 13 ans, il nous fait entrer, par une porte dérobée, dans le monde des vies cassées et reconstruites. Le recours à des acteurs imaginaires donne naissance à une œuvre à la fois légère et profonde, simple et complexe, humoristique et sérieuse. » 

–        « Tu ne sauras jamais combien je t’aime » de Daniel Prévost »  (Daisy)« Le temps est venu de raconter ce qui s’est passé. Du moins tenter d’expliquer l’inexplicable, l’imprévisible. Comment dire l’indescriptible désarroi qui s’empara de moi quand Kirsten disparut ? »Brutalement, Daniel perd sa femme. Désespérément seul, il affronte son passé, ses démons, et son enfance marquée par des abandons successifs, lui qui n’a jamais connu son père. Comment accepter d’être dépossédé, à douze ans, de l’amour exclusif de sa mère – éprise d’un nouvel homme ? Et comment oublier cette amitié – née au cours d’un été – avec Paco et Rosita, deux camarades espagnols ? À travers eux, l’Espagne est venue à lui ; une Espagne fantasmée et poétique qui ne le quittera jamais. Il est des rencontres imprévues qui changent une existence… Mais, Daniel aura-t-il la force d’aimer encore ? Avec Tu ne sauras jamais combien je t’aime, Daniel Prévost nous offre un récit littéraire bouleversant où la perte se mêle à la renaissance, et où l’espoir reste toujours permis. 

–        « Tu choisiras la vie » de Delphine Renard » (Daisy)Le 7 février 1962, l’OAS, voulant déstabiliser le gouvernement du Général de Gaulle, déposa une forte charge de plastic devant l’immeuble où vivait André Malraux. Or, André Malraux n’était pas chez lui ce jour-là, et une petite fille, vivant dans le même immeuble de Boulogne, fut défigurée par l’explosion : cette jeune fille s’appelle Delphine Renard. Son visage ensanglanté fit la ‘Une’ de Paris-Match et contribua lourdement à décribiliser le combat de l’OAS. Aujourd’ hui, aveugle et psychanalyste, elle raconte… Son récit est bouleversant. Paradoxalement, il insiste assez peu sur l’épisode tragique du départ, et pas davantage sur Malraux (qui, c’est le moins qu’on puisse dire, ne fut pas très élégant dans cette affaire), car Delphine Renard a accepté ce drame comme une figure du destin – de son destin. D’où ce livre, tout de ‘résilience’ qui détaille les étapes de sa vie-avec-le-drame : comment renaître ? Comment penser et aimer quand le sort s’est ainsi acharné ? Ce livre, en vérité, est une grande leçon d’espérance. On en ressort heureux et ravivé. 

–        « Né d’aucune femme » de Franck Bouysse  » (Daisy et grands caractères)« Récit tragique et magnifique d’une femme à la résilience inouïe. Porté par une écriture incandescente, ce roman noir et plein d’empathie raconte l’histoire de Rose vendue à l’âge de 14 ans à un riche propriétaire d’une forge, par son père trop pauvre pour nourrir les siens. On découvre son histoire effroyable en lisant son journal récupéré par un prêtre à sa mort dans un asile. »